Que se passe-t-il lorsqu’on fait une crise d’angoisse ? Qu’est-ce qui provoque les crises ? Pourquoi cela arrive-t-il parfois sans raison ? Quels sont les mécanismes en jeux ? Voici un dossier complet pour répondre à toutes vos questions et ainsi, vous amener vers des solutions réellement efficaces. Que vous fassiez des crises intenses, que vous soyez simplement d’un naturel anxieux ou que vous soyez soumis un stress élevé, ce dossier va vous intéresser. Tout est là, pour vous (et c’est totalement gratuit !), alors bonne lecture !

Ma première crise d’angoisse

Je m’en rappelle comme si c’était hier. C’est le soir. J’ai un sentiment étrange avant de me coucher, une sorte de vide et d’inquiétude, sans raison. Même si c’est désagréable, je me dis que ce n’est « rien de bien grave ». Et puis j’ai vécu pire : « ça va passer ».

La nuit passe, mais c’est à 7h du matin, le lendemain, que ça se gâte. Je me réveille… mal. Un peu comme si je sortais d’un cauchemar.  Il y a cette oppression sur ma poitrine, avec cette angoisse : l’impression d’un danger, sans savoir quoi.

Ma gorge est serrée, je me sens crispée, je ne comprends pas ce qui m’arrive et c’est l’angoisse qui s’installe. Ma respiration s’accélère et je sens mon cœur qui bat de plus en plus fort. Impossible de me calmer. J’ai les mains qui commencent à trembler et c’est tout mon corps qui se crispe de plus en plus, jusqu’à se tétaniser.

Ma vue se trouble, je sens que tout s’emballe : c’est de pire en pire.

Mais qu’est-ce qui m’arrive ?!

J’ai peur, je ne sais pas de quoi ! C’est la panique.

C’est comme un électrochoc qui dure, avec en plus la sensation que mon esprit et mon corps se dissocient. J’ai l’impression que je vais mourir ou devenir folle. J’essaie de calmer ma respiration mais je n’y arrive pas. Je ne suis plus vraiment moi-même.

Complètement perdue, je tourne la tête sur le côté et je vois le sac plastique de la librairie sur ma table de nuit, avec les deux livres achetés la veille. J’arrive à prendre le sac et à respirer dedans. Ça me calme un peu, ce qui me permet d’appeler un ami.

Il me répond que je fais une crise d’angoisse, que ça va passer. Il me dit de passer le voir cet après-midi (il est interne en médecine). Ça me rassure un peu. Je ne sais pas comment mais la pression redescend, même si je garde cette oppression sur la poitrine et une boule au ventre.

Corinne* vient de vivre sa première crise d’angoisse. Ça a été un véritable cauchemar et après cela, sa vie n’a plus été la même.

(*Les noms ainsi que certaines informations ont été modifiées afin de préserver l’anonymat des personnes évoquées).

Les symptômes de la crise d’angoisse (ou attaque de panique)

Alors qu’est-il arrivé à Corinne ?

C’est ce que nous allons voir ensemble dans cet article.  Mais pour commencer, reprenons les différents symptômes. En fait, les symptômes de la crise d’angoisse sont les mêmes que ceux d’une réaction de stress aigu (ou d’anxiété aiguë).

Qu’est-ce qui déclenche une telle réaction ?

C’est assez simple en vérité et vous allez le découvrir dans quelques instants, mais en attendant, voilà déjà les symptômes les plus courants. Si vous les connaissez déjà ou si vous ne souhaitez pas les lire, passez directement à la suite.

En effet, certaines personnes sensibles, anxieuses ou sujettes aux crises d’angoisses développent parfois de nouveaux symptômes simplement en les lisant !

Donc, la crise d’angoisse (crise de panique ou attaque de panique) se manifeste par des symptômes physiques, mais aussi psychologiques et comportementaux.

Les symptômes physiques de la crise d’angoisse

  • Douleurs ou sensations de gêne thoracique, sensation d’étouffement ou d’étranglement ;
  • Boule au ventre, gêne abdominale, nausées ;
  • Maux de tête, sensations de vertiges ;
  • Fourmillements, tremblements, jambes en coton ou qui se dérobent ;
  • Palpitations, Tachycardie (accélération des battements du cœur) ;
  • Bouffées de chaleurs, sueurs, mains moites, pâleur ;
  • Hyper excitabilité neuromusculaire ;

Aux symptômes physiques de l’attaque de panique, sont associés des symptômes psychologiques.

La Crise d'angoisse et ses symptômes

La Crise d’angoisse et ses symptômes

Les symptômes psychologiques de la crise de panique

  • Malaise, crainte, inquiétude, anxiété, profonde angoisse, panique.
  • Déréalisation (altération du sentiment de réalité) ou dépersonnalisation (altération du sentiment d’être soi)
  • Peur de se retrouver seul ou à l’inverse, de se retrouver au milieu d’une foule (agoraphobie)
  • Peur de ne pas pouvoir être aidé en cas de problème, d’être coincé ;
  • Mais aussi peur de vomir (émétophobe) et tout type de phobie, etc.
  • Impression de mourir ou d’une mort imminente.

Une petite note : diagnostic associé à la crise d’angoisse :

Les attaques de panique peuvent également être accompagnées de ce que les professionnels appellent troubles du comportement alimentaire, un trouble anxieux ou même être associées à ce qu’on appelle un trouble anxieux généralisé. On peut également retrouver des crises d’angoisse en association avec un trouble dépressif ou un « burn out ».

Pour être franc, je n’adhère pas du tout à l’utilisation de ces termes psychopathologiques. En effet, ils peuvent donner l’impression d’être fou ou anormal. Cela nous enferme dans une case ou une étiquette rigide, dont il est parfois difficile de se défaire. D’autant plus qu’au-delà d’être discutables au plan scientifique pour certains d’entre eux, ces diagnostics n’apportent pas grand-chose au plan thérapeutique.

D’ailleurs vous pouvez être sûr d’une chose c’est qu’un beau diagnostic, ça sert surtout à rassurer son médecin.

C’est pourquoi, je ne donne pratiquement jamais de diagnostic de ce type à mes patients. Et ils s’en portent très bien puisque que 8 patients sur 10 en moyenne sont satisfaits des résultats de leur thérapie.

Quoi qu’il en soit, au-delà d’un diagnostic associé (on parle de comorbidité, ce qui n’est pas très joyeux…), les symptômes psychiques et psychologiques de la crise d’angoisse conduisent à des réactions comportementales.

Les symptômes comportementaux de la crise de panique

  • Inhibition partielle (difficulté à agir ou à penser) ;
  • Inhibition totale (être figé, dans l’impossibilité d’agir) ;
  • Agitation désordonnée (impossibilité de tenir en place).

Voilà pour les symptômes. Vous pouvez maintenant reconnaître une crise d’angoisse et vous avez également compris qu’on peut aussi appeler cela « attaque de panique » ou « crise de panique ». Vous pouvez aussi suivre ces deux liens pour en savoir plus sur le stress et l’anxiété.

Mais maintenant, passons à ce qui nous intéresse vraiment.

Qu’est-ce qu’une crise d’angoisse ? (cause et fonctionnement)

Partons de l’exemple de Céline*.

Lorsqu’elle était en CE2, elle a été malade lors de la fête de l’école. Prise de nausées, elle n’a pas réussi à atteindre les toilettes et a rendu son repas devant ses camarades (il y avait beaucoup du monde). Ses camarades se sont moqués d’elle et elle en a ressenti une profonde honte.

Cela a été un véritable traumatisme. C’est au collège qu’elle a progressivement développé une phobie de vomir (ou émétophobe). Sa première crise d’angoisse a eu lieu en classe, au lycée alors qu’elle avait des nausées. De nouvelles crises se sont déclenchées dans des endroits bondés.

La cause la crise d’angoisse expliquée

L’attaque de panique est avant tout un refus massif de quelque chose par votre cerveau, qui perçoit ce quelque chose comme un danger. Ainsi pour Céline vomir a été associé à une grande douleur émotionnelle : la honte (et un profond sentiment d’humiliation lié aux moqueries).

Le cerveau perçoit donc un danger qu’il rejette en bloc, sans trouver de solution valable pour y échapper. Ainsi, dans notre exemple la nausée est perçue par Céline comme difficile à maîtriser voir incontrôlable (petite, elle n’avait pas réussi à aller jusqu’aux toilettes). Cette impression est renforcée dans les endroits bondés.

Devant l’imminence d’un danger et en l’absence et d’échappatoire, son cerveau se bloque et s’emballe. C’est ce qui provoque une crise.

Mais de quel danger mon cerveau veut-il me protéger ?

Prenons d’autres exemples.

Une de mes tantes avait une phobie des oiseaux. Et je me rappelle très bien du jour où un oiseau s’est retrouvé coincé dans son salon. Elle a commencé à faire une crise. Heureusement, on a réussi à faire sortir l’oiseau et elle a pu se calmer. L’oiseau était associé à un danger pour elle.

J’avais également un patient (Jose) qui faisait des crises d’angoisse lorsqu’il sentait son cœur battre. En fait, il avait peur de faire une crise cardiaque. C’était la peur de mourir. Il a aussi eu des crises d’angoisse la nuit.

A la racine de la crise d’angoisse, on retrouve toujours la peur de mourir ou de souffrir (physiquement ou moralement).

Ma tante comme Jose avaient conscience de ce dont ils avaient peur. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Parfois le danger est inconscient (ou partiellement conscient)

Ainsi, Julien (un autre patient) faisait des crises d’angoisse lorsqu’il avait l’impression d’avoir fait quelque chose de mal. Il imaginait alors les pires scénarios, ce qui décuplait son angoisse, sans qu’il puisse pour autant comprendre pourquoi.

On a vite saisi en séance que cette culpabilité était associée à une idée. Cette idée c’est que tous ses efforts et son bonheur allaient être gâchés « par sa faute ». Son cerveau a donc développé cette peur après avoir cru, enfant, que si ses parents se séparaient, c’était de sa faute.

Mais il y a aussi Malika qui faisait des crises d’angoisse lorsqu’elle était seule ou dans un milieu bondé, sans savoir pourquoi. On a rapidement découvert une croyance profonde qui avait organisé toute sa vie jusqu’à maintenant sans qu’elle le sache : elle croyait qu’elle « ne pouvait pas se faire confiance ». Du coup, son cerveau déclenchait une alerte générale lorsqu’elle se retrouvait seule ou alors au milieu d’un grand nombre d’inconnus (ce qui revenait au même pour son cerveau).

Crise d’angoisse, attaque de panique ou crise de panique : une cause simple et claire :

La crise d’angoisse c’est d’abord un refus massif de quelque chose, que votre cerveau perçoit comme un danger. C’est ensuite la réaction de stress aigu qui en découle. Enfin, c’est le blocage et l’emballement qui résultent du fait que votre cerveau ne perçoit aucune solution valable pour y échapper.

La crise d’angoisse résulte donc d’une tentative de votre cerveau pour vous protéger d’un danger qu’il perçoit.

Les symptômes de la crise d’angoisse ne sont donc pas du tout le signe que quelque chose ne va pas mais au contraire, que votre cerveau fait tout son possible pour vous protéger.

Mais il reste encore des choses à éclaircir, alors voyons tout cela plus en détails.

Une crise d'angoisse la nuit, c'est encore pire

Une crise d’angoisse la nuit, c’est encore pire

Que se passe-t-il vraiment lorsque vous faites une crise de panique ?

Repartons d’un exemple concret.

En cette fin de journée, vous rentrez tranquillement d’une longue marche en forêt ; comme tous les chasseurs-cueilleurs de votre tribu. Un peu fatigué, vous vous prenez les pieds dans les racines d’un gros buisson, perdez l’équilibre et glissez dans un talus.

En vous relevant, vous vous rendez-compte que vous êtes nez à nez avec un ours qui semble particulièrement mécontent d’avoir été réveillé de sa sieste. Votre cerveau déclenche alors un « état d’urgence ».

En une fraction de seconde, votre cœur et votre respiration s’accélèrent pour alimenter en urgence tous vos muscles, qui se contractent et déclenchent un mouvement réflexe. Vous commencez à transpirer très rapidement afin d’éviter la surchauffe. Vous restez focalisé sur le danger. Tout le reste se retrouve entre parenthèse.

En même temps que votre métabolisme s’accélère, les fonctions secondaires telles que la réflexion ou la digestion, sont réduites (et s’en trouvent ensuite parfois perturbées).

Ça ne vous rappelle rien ?

En tout cas, vous détalez en un instant et reprenez vos esprits quelques centaines de mètres plus loin, une fois à l’abri.

Votre cerveau a mobilisé tous les moyens à sa disposition pour vous protéger de ce danger. Cet « état d’urgence », c’est ce que l’on appelle un état de stress aigu. Il vous prépare soit à attaquer, soit à fuir (en l’occurrence, fuir).

Comment une idée pourrait-elle être plus dangereuse qu’un ours ?!

Hé bien c’est qu’on peut semer un ours. Mais comment fait-on lorsque il s’agit d’une idée (comme la culpabilité, la honte, des regrets, etc.) ou même un sentiment ?!

Hé bien on ne peut pas.

En effet, même si on arrive à les mettre de côté momentanément, les pensées et sentiments restent en nous : on ne peut pas les oublier.

Donc vous pouvez toujours courir : c’est en vous.

Mais ce n’est pas tout !

Comme aucun choix n’est bon (pour votre cerveau), impossible d’agir dans un sens ou dans l’autre. On se retrouve alors complètement inhibé (paralysé). Pendant ce temps, l’énergie se décharge dans le corps de façon désordonnée (ce qui accentue tout un tas de symptômes physiques), au point d’en perdre le contrôle.

Comme on ne comprend pas ce qui nous arrive, on panique encore plus. Cela relance la réaction de stress aigu et là, tout s’emballe.

C’est ainsi que le cercle vicieux s’enclenche.

La crise d'angoisse n'est parfois pas compréhensible

La crise d’angoisse n’est parfois pas compréhensible

C’est la crise d’angoisse, l’attaque de panique ou la crise de panique (appelez la comme vous voulez).

Pourquoi est-ce que je fais des crises d’angoisse sans raison ?

Je suis souvent tombé sur des articles, des revues ou même des livres (parfois écrits par des psychologues), qui disent que certaines crises d’angoisse surviennent sans raison, ou sans déclencheur.

Désolé, mais c’est juste absurde.

En fait, c’est une impression, due au fait qu’on n’a pas conscience du déclencheur.

Comment se fait-il que vous n’ayez pas conscience des déclencheurs ?

Simplement parce que votre cerveau, pour que vous puissiez gérer le quotidien, vous protège de certaines représentations, idées ou sentiments particulièrement désagréables, en les maintenant à l’écart de votre conscience.

Les neurosciences ont d’ailleurs démontré que la totalité de notre activité consciente représente seulement 5% de l’activité totale de notre cerveau.

Marie aurait des crises d’angoisse sans raison

Lorsque Marie consulte pour la première fois, elle est à bout. La solitude l’angoisse énormément. Elle aussi fait une crise sur son lieu de travail, qu’elle a maintenant peur de perdre si cela se reproduit. Elle aussi eu des crises la nuit.

Alors, que constate-t-on ?

Marie a des crises souvent le soir, lorsqu’elle est seule, mais aussi de façon inopinée au travail ou ailleurs. Elle ne trouve alors aucune raison ou déclencheur particulier, ce qui est d’autant plus angoissant pour elle.

Pourquoi avait-elle ces crises ?!

Depuis la mort de son grand père (qui l’a élevée), les difficultés s’accentuent dans son couple et dans son travail. Elle ne se sent pas comprise et écoutée par son conjoint qui, en ce moment, rentre tard du travail.

Avec tout cela, elle se sent en insécurité et même dépassée par les événements.

Elle a l’impression qu’elle n’est « pas capable d’y arriver ».

Nous avons découvert en thérapie que cette croyance profonde, inscrite en elle date de l’époque ou son grand père l’a « sauvée » en la récupérant (elle avait 5 ans). Or, les crises d’angoisse sont apparues après le décès de son grand père.

Quand l’ultime sauveur fait faux bon

En fait, il était comme une sorte d’ultime sauveur dans son inconscient, vers qui elle pouvait se tourner si ça n’allait pas. Ce dernier rempart contre le danger est cependant tombé lorsqu’il est décédé. Elle s’est alors sentie d’autant plus vulnérable que ses autres repères (son copain et son travail) n’étaient plus aussi solides.

Donc, les crises surviennent lorsqu’elle se sent en insécurité, sans aide possible. Cela peut être encore plus fort la nuit.

La thérapie EMDR a permis de modifier cette croyance pour aller vers quelque chose de plus souhaitable pour elle.

Et le programme d’apprentissage de la gestion du stress et des émotions par la pleine conscience (ou Mindfulness) que nous avons mis en place lui a permis de développer sa capacité à se sentir plus sereine, en paix.

Comment ?

En sortant de la logique du « refus massif », c’est-à-dire, en apprenant à ne plus rejeter en bloc ce qui se passe en elle.

L’intensité, la durée et la fréquence des crises d’angoisse ont ainsi été réduites d’environ 80%.

Comment la peur entraîne la peur : anxiété, anticipation et crise d’angoisse

Revenons maintenant à Corinne et à sa première crise d’angoisse (au réveil).

Terrorisée à l’idée de revivre un tel cauchemar, elle devient de plus en plus anxieuse. La moindre palpitation ou sensation sur la poitrine la met en alerte. Elle commence alors à faire des insomnies. Elle développe ce qu’on appelle la peur d’avoir peur.

La peur d’avoir peur (ou phobophobie)

Une crise d’angoisse peut être un véritable traumatisme, au point qu’on ait très peur d’en revivre une. Cela peut même aller jusqu’à développer une phobie de faire une nouvelle attaque.

C’est tout à fait normal. En effet, notre cerveau associe ce qui nous a fait peur à la notion de danger.

Lorsqu’on se retrouve dans des circonstances similaires, cela déclenche de nouveau l’alerte.

Mais ce n’est pas tout.

En effet, on risque de commencer à chercher à anticiper.

Quel traitement la crise d'angoisse ? Le parcours est souvent difficile

Quel traitement la crise d’angoisse ? Le parcours est souvent difficile

L’anticipation anxieuse, le piège qui conduit à plus d’anxiété et de crises

Face à ces pensées, émotions et sensations désagréables, la solution la plus rapide pour Corinne a été d’essayer de les éviter, de les étouffer ou de les rejeter (bien que cela ne les fasse pas réellement disparaître). On le fait tous d’ailleurs, dans une certaine mesure. Seulement, plus Corinne évite le problème, plus elle devient sensible.

Mais pas seulement.

Elle se met alors à anticiper pour essayer de contrôler au maximum les circonstances qui pourraient déclencher le problème. Sauf que plus elle anticipe, plus elle renforce les idées qu’il y a un risque. Cela crée un nouveau cercle vicieux qui augmente doucement mais sûrement son anxiété.

Plus elle évite le problème ou essaie de le contrôler, plus elle perd confiance dans sa capacité à le gérer.

Et comme la vie ne se laisse jamais vraiment contrôler (vous avez dû le remarquer !) les choses empirent, jusqu’à développer de nouveaux problèmes. À force, on risque même de développer des troubles psychiques (burn-out, TOC, dépression, etc.), somatiser au point parfois d’avoir des problèmes de santé.

L’évitement, le contrôle et l’anxiété : les perspectives de solutions

On voit bien que c’est le besoin de contrôle, c’est-à-dire la difficulté à lâcher prise, qui accentue les difficultés de Corinne. Bien sûr, nous avons tous besoin d’avoir un certain contrôle sur notre environnement. Mais l’hyper-contrôle pose problème. En effet, plus on se crispe plus l’anxiété augmente.

C’est ce qui fait qu’il est très difficile de s’en sortir seul.

En effet, les solutions (éviter ou contrôler) que l’on emploie spontanément ont comme conséquence directe d’aggraver le problème (l’anxiété).

On se retrouve alors bloqué, tout comme Corinne. Et c’est ça le cœur du problème avec la crise d’angoisse : ce sont nos solutions initiales qui renforcent le problème.

Heureusement, il existe des solutions.

Maintenant que vous en savez plus sur la crise d’angoisse, vous êtes mieux armés pour vous en sortir. Mais ce n’est pas suffisant.

Alors comment se libérer de ce problème qu’est la crise d’angoisse ?

Et bien il faut employer des solutions qui prennent en compte ce qu’on vient de voir ensemble.

Je vous propose de le découvrir dans deuxième partie de ce dossier complet sur la crise d’angoisse (qui va sortir très prochainement) : « Comment vaincre la crise d’angoisse ? ».

Si vous souhaitez être averti lors de la parution cet article , il suffit de vous inscrire à la Newletter du blog (dans le bandeau vertical ou en téléchargeant mon Ebook gratuit).

L’essentiel à retenir sur la crise d’angoisse et sa cause :

La crise d’angoisse est la conséquence d’un refus massif de quelque chose par mon cerveau. Elle survient lorsqu’il perçoit ou anticipe un danger, dans des circonstances où il ne voit aucune échappatoire.

La « peur d’avoir peur » créer un cercle vicieux d’évitement et de tentatives de contrôles, qui conduisent à se sentir de plus en plus vulnérable et à perdre confiance face au déclencheur.

À la longue, l’anxiété, la fatigue et les expériences négatives que cela engendre, occasionnent une perte de confiance qui peuvent me conduire à des difficultés encore plus importantes.

Il existe des solutions et nous les verrons en détails dans le prochain article !

En attendant, notez bien une chose :

Les solutions qui fonctionnent sont celles qui vous amènent à faire l’inverse que de ce qui aggrave le problème : rejeter massivement, contrôler ou éviter.

Si vous avez encore des questions sur la crise d’angoisse, n’hésitez pas à les poster dans les commentaires, je me ferai un plaisir de vous répondre ! Si vous souhaitez consulter sur Toulouse et ses environs je vous met le lien vers mon site pro.

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En attendant, je vous dis à bientôt et n’oubliez pas :

« Ce qui compte c’est se libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves. » Virginia Woolf.

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