J’ai découvert pour vous un moyen de développement personnel puissant : le Kundalini Yoga

By | 2017-09-07T20:26:06+00:00 août 15th, 2017|Addictions, Bien-être, Pensée passagère, ≈ 4mn|6 Comments

C’est la fin de l’été et vous ne savez pas quel sport faire à la rentrée ? C’est la énième fois que vous reprenez la natation ou le jogging ? Vous en avez assez de payer un abonnement pour une salle de sport fantôme ? Ne bougez pas, j’ai peut-être trouvé quelque chose qui va vous intéresser (même si vous avez déjà essayé le Yoga). En effet, le Kundalini Yoga n’est vraiment pas un yoga comme les autres.

Comment j’ai découvert le Kundalini Yoga

C’est grâce à mon vieil ami William, qui est prof de français en collègue à Sain Ouen, en banlieue parisienne. Lorsqu’il nous a rejoint dans les Landes pour une semaine de vacances l’année dernière, je l’ai trouvé transformé.

D’où venait-il ?

Du festival 3HO, un des festivals de Kundalini Yoga les plus prisés d’Europe.

Plein d’énergie alors qu’il avait dormi tout au plus quatre heures par nuit, il m’a rapidement montré quelques exercices. J’ai tout suite senti que cette pratique avait des vertus puissantes sur le plan physique comme psychologique.

Du coup, je me suis motivé à le suivre dans sa pratique quotidienne. J’avais pourtant déjà essayé le Yoga à plusieurs reprises, sans jamais être vraiment emballé. Nous avons alors pratiqué ensemble le matin à la plage devant l’océan. C’était juste magnifique ! Et les effets n’ont pas tardé à se faire sentir… j’étais bluffé.

Qu’est-ce que le Kundalini Yoga ?

Le Kundalini Yoga est une des 22 écoles de yoga. Celui-ci était initialement réservé à une élite et transmis exclusivement de maître à disciple.

Evoqué pour la première fois en Europe par Carl Gustave Jung lors d’une conférence au club psychologique de Zurich en 1932, le Kundalini Yoga est ensuite  importé aux USA en 1969 par un maître de cette discipline : Yogi Bhajan.

Le succès ne se fait pas attendre et quatre ans après, en 1973, Yogi Bhajan obtiendra la reconnaissance du Sénat américain pour un programme de désintoxication sans substitut : le programme SuperHealth. Ce programme existe toujours, tout comme la fondation 3HO.

Yogi Bhajan a transmis le Kundalini Yoga au monde Occidental

Yogi Bhajan a transmis le Kundalini Yoga au monde Occidental

Les principes du Kundalini Yoga

Le Kundalini Yoga s’inscrit dans une approche globale de l’être humain. Il s’appuie sur des connaissances fines relatives à trois dimensions :

  • Physique (notamment les systèmes nerveux, musculaires et glandulaires) ;
  • Psychologique (avec des conceptions très avancées !) ;
  • Energétique » (selon les conceptions indiennes).

Ces trois dimensions sont considérées comme interdépendantes. Un blocage dans l’une engendrera des désordres dans les autres.

La philosophie du Kundalini Yoga pousse à développer un état de calme intérieur caractérisé par la « compassion ». En psychologie on parlerait de sérénité et d’empathie.

Ce développement personnel s’opère par un renforcement du corps et de l’esprit. Il se pratique sur la base d’exercices extrêmement précis et ciblés, en maintenant un certain inconfort.

Pour quelle raison ?

Parce que cela permet d’accéder à la puissante clé de développement personnel qu’est le dépassement de soi.

La pratique du Kundalini Yoga

Un cours de Kundalini Yoga se déroule en 3 étapes :

  1. D’abord des échauffements, suivis d’un enchaînement ou Kriya.
  2. Vient ensuite une relaxation allongée.
  3. Puis enfin, une méditation (souvent accompagnée de mantras).

Certains enseignants ajoutent un temps d’explication sur le but de la séance et les bénéfices visés aux plans physiques et psychologiques. Les plus érudits développent également des éléments de la philosophie et de l’éthique (profondément humaniste) du Kundalini Yoga.

Quant au Kriya il s’agit d’enchaînements très précis comprenant :

  • Des postures dynamiques ou statiques ;
  • Des mouvements exécutés en rythme, souvent avec de la musique ;
  • Un travail important du souffle avec différentes méthodes de respiration ;
  • La prononciation d’un Mantra

Un Mantra (terme sanskrit) est une formule condensée, formée d’une ou plusieurs syllabes, répétée avec un certain rythme dans un exercice de méditation, ou à des fins religieuses.

Pour info : en général, les postures sont à tenir entre 3 et 11mn. Mais certaines postures sont parfois à tenir jusqu’à 31mn ou 62mn. Il peut même arriver que ce soit plus pour les plus aguerris !

Mon premier cours de Kundalini Yoga

Que dire de mon premier cours de Kundalini Yoga à Toulouse ?!

Nous nous sommes retrouvés à 5 ou 6, dans un petit local agréable, ambiance « zen ». Discrètement parfumé d’huiles essentielles et situé en centre-ville de Toulouse, le Dharamsal yoga Toulouse inspire confiance et sérénité.

Le Kundalini Yoga, définition et explications

Le Kundalini Yoga, définition et retour d’expérience !

Un Yoga taillé au laser

Pile à l’heure, notre enseignant (un métisse d’environs 30 ans, à la parole « nette » et dont émanait un profonde sérénité) a commencé par des explications puis des échauffements.

Nous avons ensuite fait un Kriya composés de plusieurs enchaînements allant de 3 à 11 mn. S’ajoutait parfois à la posture :

  • la « respiration du feu » ;
  • un mantra à prononcer ;
  • et parfois même, une position du regard à maintenir en même temps !

C’était totalement déroutant ! Mais au moins, je n’ai pas eu le temps de penser à autre chose.

Je ne vous le cache pas que ça a tout de même été assez difficile. À la fin du Kriya, j’étais totalement vidé et trempé.

Une clé puissante de développement personnel

En revanche, je sentais qu’il s’était passé quelque chose.

En effet, des émotions et des images sont remontées pendant l’exercice. J’ai même eu envie de pleurer à un moment donné.

Or, c’est un très bon indicateur thérapeutique. En effet, cela indique la plupart du temps que des résistances internes s‘abaissent et que des choses se débloquent.

Mais ce qui m’a frappé est le fait que j’ai dû donner le maximum de moi-même pour aller au bout de ce premier cours de Yoga. Et comme je vous l’ai dit, le dépassement de soi est une clé développement personnel très puissante.

Pour quelle raison ?

Parce que lorsque l’on réussi à aller au bout d’un effort ayant nécessité de repousser certaines limites, on ressent de la joie et une profonde satisfaction en arrivant au bout. Cela vient nous nourrir en renforçant notre estime de soi, notre volonté, notre ténacité, notre plaisir à l’effort, etc.

Du partage et de l’harmonie : un petit moment de bonheur

Après mon petit exploit de débutant, nous sommes partis pour une relaxation de vingt minutes, accompagnée des sons d’un gong. Il est difficile de décrire la sensation que cela m’a procuré. Mais en deux mots, cela s’est traduit par une sorte de voyage à l’intérieur de moi-même.

Enfin, nous sommes passés à la méditation pendant laquelle nous avons chanté. Un moment qui s’est révélé (à ma surprise) tout aussi intense que les précédents. En effet, car les sons produits collectivement par le mantra donnent un sentiment d’harmonie profonde. On vibre ensemble et on se sent relié les uns aux autres. Là encore, des choses peuvent remonter.

Pour finir, la surprise : le « Maître » a pris une guitare et s’est mis à jouer une jolie chanson « ambiance Pop » pleine de bonnes ondes ! Je suis sorti de là plein tout engourdi, pleins de courbatures, en planant et avec un profond sentiment de bien-être.

Ça, c’était l’année dernière.

Car au moment où je vous écris, je rentre tout juste du festival 3HO. Une semaine complète de Kundalini Yoga dans un lieu magnifique, avec à la clé des changements personnels et pleins de belles rencontres. J’aimerais vous en dire plus, mais la place manque.

Peut-être une prochaine fois ?! Si cela vous intéresse, faites le moi savoir dans les commentaires ! En fait, j’aimerais écrire un article sur les bienfaits du Kundalini Yoga et je serais ravi de le savoir si cela vous intéresse !

Le Kundalini Yoga, une pratique puissante de développement personnel

Cet article vous a-t-il inspiré ?

Si c’est le cas, partagez-le et likez la page afin de le rendre accessible au plus grand nombre ! Merci aussi d’avance pour vos commentaires et témoignages !

Et pour aller plus loin, vous pouvez mettre cet article en lien avec : “les 9 clés du bien-être pour ouvrir les portes de l’épanouissement“. Un article qui vous offre la possibilité de méditer à une clé par jour, pendant 9 jours ;-).

A très bientôt,

Karim

Crédit photo

Kundalini Research Institute and Teachings of Yogi Bhaja

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stock.adobe.com

6 Comments

  1. Casus 17 août 2017 at 21 h 18 min - Reply

    c’est érotique ??

    • Karim 20 août 2017 at 18 h 20 min - Reply

      Bonjour Casus,
      Merci pour votre question, vous faites bien de poser cette question car il y’a beaucoup de confusions dans la vision “Occidentale” de ces pratiques, et notamment des termes “Kundalini” et “tantrisme”.

      En fait, ce n’est pas érotique.
      Le terme “Kundalini” renvoie à l’idée d’une énergie vitale. Bien qu’elle soit à l’origine de notre énergie sexuelle, elle n’en est pas pour autant érotique.
      Quant au terme “Tantra”(à l’origine du mot tantrisme), il qualifie un certain nombre de voies spirituelles et pratiques Indiennes/himalayennes. Elles n’ont rien d’érotique au sens occidental du terme.
      Je sais cependant qu’il existe cependant dans ces courant au moins une voie dite du “Tantra-rouge” qui allie sexualité et spiritualité. Il semble que dans cette pratique précise, il puisse y avoir des exercices qui prendrait une dimension érotique à nos yeux d’occidentaux.

      Bien à vous,

  2. Karen 24 août 2017 at 12 h 21 min - Reply

    Bonjour Karim et merci pour votre partage d’expérience, sincère, accessible et profondément humain!
    Je viens de lire votre article qui m’a beaucoup intéressée et le nom de votre site ainsi que le votre m’avaient été donnés mardi par votre ami William, lors d’une séance d’initiation au Kundalini Yoga à Toulouse!
    Je suis sans doute un peu dans le même état que vous il y a un an (encore des courbatures aujourd’hui…) mais je sens qu’il y aurait un potentiel thérapeutique réel pour moi dans cette pratique. Je compte suivre un cours au centre Dharamsal en septembre pour savoir si continuer. Un frein: je suis colopathe chronique, mon colon réagit à tout et est trés difficile à gérer et hier, les douleurs ressenties n’encourageaient pas à continuer mais j’ai quand même envie. La philosophie indienne m’intéresse depuis assez longtemps et je cherche une pratique assez complète qui puisse me faire vraiment avancer sur le chemin de la guérison, du corps, de l’âme et de l’esprit.
    Je serais trés intéressée par un partage de votre part sur ce que vous avez vécu en Creuse, lors du festival de cet été.
    J’aimerais aussi que vous m’apportiez des informations sur le type de thérapies brèves que vous proposez à votre cabinet. Je suis en effet atteinte de dépression et de crises d’angoisse, j’ai connu les thérapies analytiques et la PNL et je voudrais savoir si vous pensez pouvoir m’aider. Je me permets de vous laisser mon mail personnel:*************** afin que votre réponse me soit plus personnelle quant à ma dernière question sur votre proposition de thérapeute.
    Merci d’avance de votre intérêt pour mon commentaire et de votre réponse.
    Belle continuation à vous en tous domaines
    Karen

    • Karim 24 août 2017 at 22 h 22 min - Reply

      Bonsoir,

      Oui, pratiquer le Kundalini Yoga peut très certainement contribuer, avec de la pratique, à un mieux-être global ainsi qu’à une amélioration de certains de vos symptômes.
      Commencer par essayer un cours, juste pour voir comment vous vous y sentez, peut à ce moment être une perspective intéressante, tout en gardant à l’esprit qu’il juste d’essayer.

      Si vous vous intéressez à la philosophie Orientale, un auteur comme Krishnamurti pour peut-être vous convenir (Peut-être le connaissez-vous déjà !). À l’origine de nombreux ouvrages et conférences (qui ont été retranscrites), il propose une approche riche et pleine de sagesse. Sans forcément adhérer à tout ce qu’il propose, sa lecture peut s’avérer très stimulante et inspirante. À ce sujet, peut-être que l’ouvrage, “De l’amour et de la solitude” pourra vous intéresser.

      Dans un autre style, il y a également Eckart Tolle , avec “le pouvoir du moment présent”.

      Dans tous les cas, merci pour votre témoignage qui sera certainement inspirant pour d’autres lecteurs !
      Bien à vous,
      Karim

  3. Marie Laure 5 septembre 2017 at 8 h 40 min - Reply

    Quelques chose m’interpelle: Vous dites: “Lorsque l’on réussi à aller au bout d’un effort ayant nécessité de repousser certaines limites, on ressent de la joie et une profonde satisfaction en arrivant au bout. Cela vient nous nourrir en renforçant notre estime de soi, notre volonté, notre ténacité, notre plaisir à l’effort, etc.” Ne s’agit-il pas d’égo ici? La satisfaction de l’exploit physique qui booste l’estime de soi? C’est bien ça, le renforcement de l’égo dans toute sa splendeur. Or le but du yoga et de toutes pratiques de développement de la spiritualité est de passer au dessus de l’égo, pas de le faire disparaître (impossible) mais certainement pas de le renforcer en tout cas. Et l’égo est bien le noeud du problème, c’est lui qui crée nos limitations, nos émotions négatives, ce qui nous plombe!
    J’ai découvert le yoga au Dharamsal, j’ai pratiqué le kundalini pendant 4 ans, je connais très bien ce que vous décrivez là. Aujourd’hui je pratique d’autres formes de yoga (natha, hatha et un peu d’iyengar). Et cet élargissement de la pratique m’a permis de comprendre que non seulement il n’était pas nécessaire de se faire souffrir pour se sentir bien et s’élever spirituellement, (concept judéo-chrétien puissance 10) mais aussi que l’acceptation de ses limites, l’humilité est à la base du processus de maîtrise de l’égo.

    • Karim 5 septembre 2017 at 14 h 57 min - Reply

      Bonjour Marie Laure,

      Merci de poser cette question. Elle est essentielle dans le cadre d’une démarche de développement personnel. Elle également difficile et franchement, je ne sais pas trop comment y répondre de façon succincte. Je vais essayer du mieux que je peux.

      Comme vous le dites très justement, on ne peut pas se débarrasser de l’égo. Cela est dû au fait que l’égo est la structure psychologique fondamentale de notre identité (proche de la notion freudienne de “moi”).

      Sa fonction est de nous permettre de nous adapter à notre environnement (social comme matériel) et donc de survivre. En cela il est utile et même indispensable, au prix effectivement, d’un certains nombre de contreparties.

      Il est à ce titre le moteur de notre construction identitaire et notamment de la socialisation chez l’enfant. Il permet donc entre autre :
      – le développement de capacités telles que l’empathie, l’expérimentation de la joie ou du bonheur, comme du malheur et du cortège d’émotions négatives qui l’accompagnent ;
      – de l’investissement de certaines valeurs (solidarité, égalité, respect, tout comme leurs opposés d’ailleurs) comme repères moraux ;
      – Le développement des certains traits de personnalités (comme l’humilité justement par exemple)
      – etc.

      Mais il est aussi le moteur qui nous pousse, adultes, à investir de l’énergie dans certaines activités, professionnelles, créatives, matérielles, sociales, ou spirituelles, qui sont sources d’expériences indispensables à notre développement, qu’elles soient agréables ou désagréables.

      En somme nous avons besoin de l’égo pour justement le dépasser. Par exemple, comment pourrions mener de nouvelles pratiques de yoga sources d’un développement personnel ou spirituel, si elles ne nous procureraient strictement aucune satisfaction ?

      En somme le développement personnel comme spirituel, n’impliquerait peut-être pas tant de réduire à tout prix l’égo à sa plus petite expression, mais peut-être d’en faire un allié en lui donnant sa juste place. Cette place pourrait par exemple être celle qui :
      – nous permet de développer un rapport conscient à soi et à notre environnement ;
      – nous permet de développer un rapport empathique à soi et à notre environnement ;
      – nous permet de moins nous laisser illusionner ou berner par certaines formes de jouissances, illusions ou peurs relatives au fonctionnement de l’égo, en acceptant en même tant qu’on n’y arrive jamais complètement.
      – Etc.

      Dépasser l’égo impliquerait alors peu-être plus d’accepter de le voir tel qu’il est (pour nous voir tels que nous sommes) et de consciencieusement l’éduquer, lui permettre d’évoluer, afin que l’on puisse nous-même évoluer.

      Ainsi, développer son estime de soi, éprouver certaines formes de satisfactions, etc., dans la mesure où ces vécus seraient bien une forme d’exacerbation de l’égo (ce qui n’est pas si évident dans la pratique thérapeutique) peuvent en tout cas être le moteur d’un meilleur dépassement de l’égo en nous aidant dépasser certaines problématiques, en nous redonnant de l’énergie, du plaisir de vivre, etc.

      Enfin concernant l’archétype judéo-chrétien de l’expiation par la souffrance, il est effectivement important de rester vigilant à ne pas le confondre avec l’effort nécessaire à toute évolution.

      Désolé pour la longueur. Est-ce que cela répond malgré-tout à votre interrogation ?

      Bien à vous,
      Karim

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